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Contre la criminalisation trans-frontalière des militants politiques!

By datarecollective - Posted on 02 Oktober 2010

Contre la criminalisation trans-frontalière des militants politiques!
Pour la fin d’une société fondée sur les bases de données!

“Nous avons arrêté 148 manifestants préventivement (…). 96 anarchistes ont été arrêtés quand ils voulaient rejoindre la manifestation”
Christian De Coninck, porte-parole de la police de Bruxelles, justifie les arrestations massives du 29 septembre 2010.

Pendant la dernière semaine de septembre, à l’occasion du camp NoBorder, la police a de nouveau arrêté des centaines de militants politiques internationaux à Bruxelles. D’un côté, ces arrestations ont constitué une violation du droit fondamental de manifester. Au-delà de cette violation, ces “interventions préventives” ont été un prétexte pour mieux contrôler le mouvement opposé au régime de fermeture des frontières de l’UE. Les personnes arrêtées n’ont été relachées qu’après des contrôles d’identité et après avoir été violamment forcés à être pris en photo.

Depuis plusieurs années, les arrestations massives “préventives” de militants des mouvements sociaux dans l’Union Européenne deviennent une habitude. L’UE entretient ses propres programmes d’étude sur la gestion de manifestations lors de “grands évenements”. Des circulaires incitent les forces de police à arrêter un maximum de personnes pour être mieux informé, et à échanger ces informations avant et après de “grands évenements”. Pour cela, les différentes polices nationales des Etats membres recoivent des questionnaires détaillés.

De plus, plusieurs pays gèrent des bases de données de “fauteurs de troubles”, qu’ils “prêtent” régulièrement aux forces de police, même à l’extérieur de l’Union Européenne. Pour être inscrit dans ces bases on n’a pas besoin d’avoir été jugé au préalable. Seul le fait d’avoir été enregistré lors d’une intervention policière peux suffir à de futures interdictions de territoire et de libre circulation, par exemple lors de “grands évenements”. L’Allemagne, le Danemark et d’autres gouvernements réclament que les données soient centralisées au niveau européen.

On peut s’attendre à ce que les données collectées préventivement ces derniers jours à Bruxelles (comme les plaques d’immatriculation de véhicules ou des informations sur le logement) puissent mener à une future criminalisation des personnes concernées, en étant inscrites dans cette future base de données centralisée.
Depuis des années, des militants luttent contre la répression des migrants et leur fichage dans toujours plus de registres des polices européennes. Ceci est aussi valable pour les données collectées en rapport avec le camp NoBorder. Nous demandons l’effacement immédiat de ces données.

Nous continuerons à prendre la rue contre une centralisation du fichage de militants au niveau européen. Nous encourageons chacun à se renseigner auprès de la police si des informations personnelles ont été récoltées et retenues, pour redevenir maîtres de nos données.

Nous sommes sur le point de publier des détails sur les requêtes d’information dans les bases de données de la police belge. Plus d’informations sur le site du camp NoBorder: http://noborderbxl.eu.org .
Plus d’informations sur les possibilités de lancer des requêtes d’information se trouvent dans le cadre de la campagne trans-frontalière “Reclaim Your Data” sur http://euro-data.noblogs.org.

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